Descriptions des ateliers

(10h45 à 12h15 et 13h45 à 15h45)
Samedi 28 novembre 2009

Veuillez noter : au moment de vous inscrire, on vous demandera de choisir trois ateliers pour chacune des séances de l’avant-midi et de l’après-midi. La participation aux ateliers sera confirmée sur les lieux.

La traduction simultanée sera fournie dans certains ateliers.

  1. Faire campagne en faveur d’une communauté bleue
    Apprenez à promouvoir et à conserver le contrôle public des ressources et des services d’eau dans les communautés en faisant valoir que l’eau est un droit fondamental, en interdisant l’eau embouteillée et en résistant à la privatisation des services d’eau et à la mainmise des grandes entreprises sur les ressources d’eau municipales.

  2. Les femmes et l’eau
    Partout dans le monde, les femmes sont étroitement liées aux ressources d’eau par le rôle qu’elles jouent et les responsabilités qu’elles assument dans l’utilisation et la gestion de l’eau.  La privatisation de l’eau au Canada et ailleurs dans le monde a des répercussions sur l’égalité des femmes.  Dans cet atelier, vous en saurez plus sur les effets économiques, sociaux et sanitaires de la privatisation de l’eau pour les femmes.

  3. Privatisation des services d’eau et d’assainissement
    La propriété et l’exploitation des services et infrastructures d’eau sont publiques à 90 %.  Mais au cours de la dernière décennie, le gouvernement fédéral a tenté d’imposer des partenariats public-privé (PPP) aux municipalités à court d’argent et aux communautés des Premières Nations qui n’ont pas accès à des services adéquats.  Comment la privatisation est-elle promue au Canada?  Quelles sont les leçons à tirer de l’expérience de la privatisation dans des municipalités comme Hamilton et Moncton?  Quelles sont les stratégies à adopter en s’inspirant de municipalités comme Toronto et Montréal qui ont réussi à garder l’eau publique?

  4. Droit à l’eau (incluant un point sur les traités des Premières Nations)
    Depuis 15 ans, un mouvement mondial de protection de l’eau formé de militants syndicaux, de petits agriculteurs, de défenseurs de la justice sociale et de militants en environnement fait campagne pour que l’accès à l’eau soit reconnu comme un droit fondamental.  Le Canada a été l’un des principaux opposants à cette reconnaissance à plusieurs réunions de l’ONU et il a fait tout ce qu’il a pu pour entravé les efforts déployés pour enchâsser le droit à l’eau dans le droit international.  Quelles sont les implications de la reconnaissance du droit à l’eau dans le droit international?  Quelles seraient les conséquences pour le Canada, où l’absence d’accès à une eau potable salubre et limpide est consternante dans de nombreuses communautés autochtones?  Quelles sont les leçons à tirer de pays comme l’Uruguay qui ont enchâssé le droit à l’eau dans leurs lois nationales?

  5. Interdire l’eau embouteillée dans les lieux publics
    Le Canada est un exportateur net d’eau embouteillée.  Un tiers de nos municipalités sont aux prises avec des pénuries; pourtant, un quart de l’eau embouteillée est tiré de sources municipales.  Même si l’eau souterraine n’a pas été cartographiée au Canada, ce qui fait que nos collectivités ne savent pas où se trouvent les ressources d’eau douce, les entreprises d’eau embouteillée, comme Nestlé, prennent l’eau canadienne pour en faire l’exportation dans le monde entier.  Des municipalités comme Wellington luttent depuis des années contre la prise d’eau dans leurs collectivités.  En conséquence, les Canadiens soucieux de la protection de l’environnement et de la justice sociale ont commencé à rejeter l’eau embouteillée.  Depuis deux ans, plus de 50 municipalités canadiennes ont adopté des résolutions visant à restreindre la vente et l’achat d’eau embouteillée dans les édifices publics.  Les hôpitaux, les conseils et commissions scolaires et les universités prennent aussi position contre l’eau embouteillée.  Apprenez-en plus sur la prise d’eau au Canada et sur les luttes menées contre les entreprises d’eau embouteillées.  Sachez comment organiser une campagne pour faire interdire l’eau embouteillée dans votre communauté ou votre lieu de travail.

  6. L’eau et les Premières Nations
    Même si la majorité des Canadiens jouissent de l’un des meilleurs systèmes publics d’eau potable au monde, de nombreuses communautés autochtones du Canada n’ont pas accès à une eau potable salubre et limpide.  Ainsi, au Manitoba, de récentes statistiques montrent que le niveau d’infection de la grippe A H1N1 chez les populations des Premières Nations de la province est 20 fois plus élevé que dans l’ensemble de la population.  De plus, beaucoup de communautés des Premières Nations sont situées en aval des pires pollueurs industriels au Canada, notamment les sables bitumineux et la vallée chimique du Canada, à Sarnia, en Ontario.  Comment le racisme environnemental a-t-il été imposé aux communautés autochtones du Canada?  Comment ont-elles résisté et comment leurs luttes peuvent-elles être appuyées par les grandes campagnes environnementales?

  7. La crise canadienne de l’eau
    Le Canada n’est doté d’aucune politique nationale pour faire face aux situations urgentes en matière d’eau et le gouvernement fédéral ne fait preuve d’aucun leadership pour conserver et protéger notre eau.  La politique fédérale de l’eau date de plus de 30 ans et est très désuète.  Entre-temps, au nom de la croissance économique, le gouvernement conservateur réduit au minimum les mesures de protection de l’eau douce.  Comment ce vide législatif a-t-il permis aux grandes entreprises de profiter d’un accès déraisonnable aux réserves d’eau et de la faiblesse de la réglementation en matière de pollution industrielle?  Quels sont les enjeux importants en matière d’eau au Canada et à quoi pourrait ressembler une stratégie nationale dans ce dossier?

  8. Règlements et normes de l’eau
    Le Canada n’est doté d’aucune norme nationale applicable en matière de distribution d’eau potable et de traitement des égouts.  Les municipalités canadiennes sont responsables de fournir une eau potable de grande qualité, tout en faisant face à une contamination croissante de l’eau de source. Dans l’atelier, il sera question du traitement de l’eau et d’additifs comme le fluore, des effluents des industries et des égouts, et des produits pharmaceutiques, hormones et autres contaminants dans l’eau potable, en insistant particulièrement sur ce qui doit changer au Canada.

  9. L’eau et les mines
    Les industries d’extraction, comme les sables bitumineux de l’Alberta et l’industrie des mines d’uranium, sont notoires pour leur contamination de l’eau et le peu de cas qu’elles font des droits territoriaux des Autochtones et des effets de leurs activités sur la santé humaine.  En outre, le gouvernement permet aux entreprises d’extraction de métaux de déverser des déchets toxiques directement dans les sources d’eau douce saines, grâce à une échappatoire contenue dans le Règlement sur les effluents des mines de métaux de la Loi sur les pêches, appelée « Annexe 2 ». Beaucoup de luttes sont menées partout dans le monde contre les activités des sociétés minières canadiennes à l’étranger.  L’atelier présentera un survol de la situation et explorera quelques solutions possibles.

  10. Le commerce et l’eau
    Dans les années 80, les politiques néolibérales et les régimes commerciaux agressifs ont commencé à empêcher les collectivités de protéger leurs ressources d’eau douce.  Aux États-Unis, l’eau se fait rare, et ce pays exerce donc une pression croissante sur le Canada en faveur d’une exportation en vrac de l’eau.  De plus, les accords de commerce comme l’ALÉNA protègent l’intérêt des investisseurs et empêchent les gouvernements de limiter leur exploitation des ressources d’eau.

    En outre, 60 % de notre économie est directement liée à l’eau.  Une bonne partie de cette eau est échangée virtuellement, surtout vers les États-Unis, par l’entremise de produits dont la production exige beaucoup d’eau, comme le pétrole et les pièces d’autos, entre autres. L’atelier explorera les répercussions du commerce de l’eau et discutera de l’importance de modèles économiques écologiques qui permettent aux collectivités de contrôler leurs bassins versants, ainsi que de stratégies politiques pour renforcer le contrôle public des ressources d’eau.

  11. Emplois verts et infrastructure verte
    À Montréal seulement, 47 % de l’eau municipale se perd à cause de fuites dans la canalisation et beaucoup de villes canadiennes comme Victoria déversent leurs égouts non traités directement dans les cours d’eau.  Les emplois verts sont ceux qui tiennent compte de la conservation et de la protection des sources grâce à des travaux comme la séparation des égouts pluviaux et la réparation des canalisations non étanches.  Les stratégies de conservation et de protection de l’eau doivent inclure des investissements dans une infrastructure verte pour les réseaux de traitement et de distribution de l’eau.  La reconnaissance de l’importance des emplois verts existants et de la création de nouveaux emplois verts est un élément vital d’une stratégie de protection de l’eau publique.

  12. Partenariats public-public
    Les partenariats public-public, ou PUP, sont des arrangements qui permettent à des opérateurs d’eau du secteur public, ou des Premières Nations, ou les deux, de collaborer les uns avec les autres pour développer leurs capacités et partager leur savoir-faire et leurs connaissances.  Ils permettent de remédier à l’absence de capacités et de ressources, sans le coût élevé et la perte de contrôle qu’implique la participation du secteur privé.  Apprenez comment les PUP aident les collectivités à combler leurs besoins en eau potable salubre tout en leur permettant de conserver le contrôle et la propriété public de l’infrastructure et des services.

  13. Conservation de l’eau
    Au nom de la conservation de l’eau, les gouvernements ont souvent recours à l’environnementalisme des marchés, qui peut entraîner la perte du contrôle public des ressources d’eau en faveur de solutions axées sur le marché et qui n’aboutit pas toujours à une réduction concrète de la consommation d’eau.  L’atelier examinera les différentes stratégies utilisées pour promouvoir la conservation de l’eau et remédier aux pénuries dans le monde.  Sachez ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas et pourquoi les stratégies comme les compteurs d’eau ont des effets plus importants sur certains groupes de la société.  Quels sont les meilleurs outils de conservation?

  14. Changements climatiques et eau
    Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le niveau des eaux de surface du Canada diminue, tout comme celui des glaciers et des eaux souterraines, résultat direct des changements climatiques.  Cet atelier explorera le rôle des changements climatiques dans les pénuries d’eau au Canada et les stratégies à mettre en œuvre pour en atténuer les effets.

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