OTTAWA - Aujourd’hui, le Conseil des Canadiens a mis en garde le Comité parlementaire sur l’environnement et le développement durable contre les périls du projet d’Annexe de la Charte des Grands Lacs.
C’est la première fois que le Parlement examine le projet des Ententes de mise en oeuvre de l’Annexe 2001. Le Comité présentera ses recommandations au Parlement en ce qui a trait à la façon dont le gouvernement fédéral devrait réagir à cette question très controversée.
Le Conseil des Canadiens a critiqué l’Annexe parce qu’elle permet la déviation des cours d’eau des Grands Lacs et menace directement la compétence du Canada à l’égard de ces eaux partagées.
Au nom du Conseil des Canadiens, Steven Shrybman de Sack, Goldblatt, Mitchell a élaboré le premier avis juridique canadien sur les répercussions de l’Annexe. M. Shrybman s’est présenté devant le Comité aujourd’hui.
« L’Annexe est viciée à la base, affirme Steven Shrybman. Elle vient menacer encore plus l’intégrité écologique des eaux des Grands Lacs et met sérieusement en danger la souveraineté canadienne. »
Le Conseil des Canadiens a entrepris une campagne nationale réclamant l’intervention du gouvernement fédéral pour empêcher l’adoption de l’entente actuelle.
Sara Ehrhardt, Organisatrice de campagne nationale de l’eau pour le Conseil des Canadiens s’est également présentée devant le Comité aujourd’hui au nom de milliers de Canadiens inquiets.
« Le Comité examine l’Annexe à la suite du tollé public massif des citoyens d’un bout à l’autre du pays, dit Sara Ehrhardt. Des experts scientifiques, juridiques et en matière de politique publique ont tous fait connaître leurs inquiétudes au Comité. Espérons seulement que Paul Martin en prend bonne note. »