OTTAWA - Malgré les déclarations encourageantes du gouvernement de l’Ontario, le Conseil des Canadiens continue d’être très inquiet des répercussions nationales de l’Annexe de la Charte des Grands Lacs de 2001.
Le Conseil des Canadiens continue de soutenir qu’il s’agit d’une question d’intérêt national que le gouvernement fédéral doit traiter.
Les citoyens qui ont participé aux consultations publiques tenues en Ontario en septembre ont indiqué clairement qu’ils s’opposaient à la déviation des cours d’eau des Grands Lacs.
Même si le Conseil des Canadiens est encouragé de voir que le gouvernement de l’Ontarion tend finalement oreille à nos préoccupations, nous continuons de défendre les Grands Lacs et de les protéger.
« C’est encourageant de voir que l’Ontario adopte une approche de non-déviation dans la gestion des Grands Lacs. En espérant que cette démarche, et le tollé des citoyens d’un bout à l’autre du pays, enverront un message fort au gouvernement fédéral, qui a la responsabilité finale de cette question, dit Sara Ehrhardt, Organisatrice de campagne nationale de l’eau pour le Conseil des Canadiens.
Nous espérons sincèrement que le gouvernement fédéral et Paul Martin envisageront sérieusement les répercussions nationales de cette entente et qu’ils prendront les mesures nécessaires pour protéger les Grands Lacs et la totalité des eaux partagées du Canada. »
Les ententes sur l’eau, dévoilées l’été dernier par les huit États américains, l’Ontario et le Québec, verront des déviations illimitées des cours d’eau des Grands Lacs et elles menacent la souveraineté canadienne à l’égard de ces eaux partagées.
Le Conseil des Canadiens a entrepris une campagne nationale réclamant que le gouvernement fédéral stoppe les déviations des cours d’eau des Grands Lacs et protège les champs d’intérêt du Canada. Jusqu’ici, des milliers de Canadiens inquiets ont participé aux consultations et ont écrit au premier ministre à propos de cette question.
Un comité parlementaire examine actuellement les répercussions de l’Annexe en matière d’environnement et de relations internationales; il est censé publier son rapport le 26 novembre 2004.
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