COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
29 novembre 2011
Statut d’intervenant pour l’AFPC et le Conseil des Canadiens
OTTAWA – L’Alliance de la Fonction publique du Canada aura le droit d’intervenir dans le recours judiciaire intenté par les Amis de la Commission canadienne du blé (CCB) dans le but de sauver la CCB. Les organismes Sécurité alimentaire Canada et le Groupe ETC (Action Group on Erosion, Technology and Concentration) se sont aussi vus accorder le statut d’intervenants.
Malgré les protestations de la majorité des agriculteurs canadiens, le gouvernement fédéral fonce tête baissée pour mettre fin au régime de commercialisation à guichet unique de la CCB. L’AFPC et le Conseil sont d’avis que la dissolution de la Commission nuira aux producteurs agricoles et portera atteinte à la salubrité des aliments.
Dans son affidavit, le Conseil des Canadiens souligne que la Commission canadienne du blé et ses mécanismes de gestion des réserves existent pour protéger les agriculteurs canadiens contre les conséquences néfastes d’accords de libre-échange comme l’ALÉNA. Le Conseil des Canadiens s’oppose aux mesures antidémocratiques du gouvernement canadien visant à dissoudre la CCB et à ouvrir plus grande la porte aux grandes sociétés de l’agroalimentaire en retirant aux agriculteurs le droit de contrôler leurs marchés. Le Conseil des Canadiens craint que les mesures prises par le gouvernement fédéral aient des conséquences désastreuses à long terme, non seulement pour les producteurs de blé et d’orge, mais pour tous les Canadiens.
Si le guichet unique de la CBB est aboli, il sera impossible de le rétablir plus tard en raison des règles de commerce de l’ALÉNA.
« Stephen Harper montre ses vrais couleurs en s’attaquant maintenant à la Commission canadienne du blé. Il n’aime pas la démocratie et ne semble pas aimer davantage les agriculteurs, déclare Maude Barlow, président nationale du Conseil des Canadiens. « Il est antidémocratique de supprimer le guichet unique. Cette mesure nuit aux intérêts des agriculteurs et de la population canadienne. »
L’AFPC affirme qu’en faisant obstacle à la CCB, le gouvernement fédéral met en danger la salubrité des réserves alimentaires canadiennes. Le syndicat représente des travailleuses et des travailleurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, de la Commission canadienne du blé et de la Commission canadienne des grains.
Selon les membres de l’AFPC, spécialistes en matière d’inspection, d’entreposage et de transport des grains, la dissolution de la Commission causera un tort irréversible à la réputation du Canada en tant que producteur et exportateur de grains de haute qualité.
« Les agriculteurs et les employés de la CCB sont bien placés pour savoir ce qui est avantageux pour leur industrie et pour le consommateur canadien, affirme John Gordon, président national de l’Alliance de la Fonction publique du Canada. Notre syndicat s’est engagé à lutter contre l’adoption du projet de loi C-18 et à protéger les intérêts des producteurs agricoles et la salubrité des aliments au Canada. »
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Ariel Troster, Agent des communications de l’AFPC, 613-292-8363, TrosteA@psac-afpc.com, Twitter: @psacnat