Les négociateurs refusent le compromis de la ZLÉA
LE 18 NOVEMBRE, 2003 MIAMI – Les négociateurs commerciaux canadiens continuent d’insister en faveur d’une ZLÉA agressive malgré la position proposée par les États-Unis et le Brésil.
Dans un document publié hier, les É.-U. et le Brésil ont proposé une « ZLÉA allégée », un accord de style « menu à la carte » qui permettrait aux pays membres de ne retenir que les éléments de l’accord auxquels ils sont prêts à s’engager. Implicite à ce compromis, toutefois, les pays ne pourraient obtenir toutes les compensations de la ZLÉA que s’ils acceptent l’accord au complet.
En réponse, le Canada, de concert avec le Chili et le Mexique, a déclaré qu’il n’accepterait rien de moins que la ZLÉA initialement proposée. Le Canada a adopté la ligne dure en faveur du maintien de la clause de protection de l’investissement proposée et de l’inclusion des services à l’accord.
« Cette position est incompréhensible compte tenu de la controverse présente au Canada au sujet de la protection des services publics et l’opposition écrasante des pays en développement, » de mentionner Jean-Yves Lefort, organisateur de la campagne sur le commerce du Conseil des Canadiens. « Le ministre du Commerce, Pierre Pettigrew, n’a clairement rien appris des horribles expériences qu’a connues le Canada relativement à l’ALÉNA et à l’OMC. Il n’a aucun mandat pour engager le Canada dans d’autres accords commerciaux dangereux, ni pour forcer les autres nations à commettre nos erreurs. »
« Les trois membres les plus forts du groupe des treize alliés aux É.-U. se sont prononcés en faveur de la position commerciale précédente des É.-U., » a déclaré Bill Moore-Kilgannon, directeur des campagnes et des communications du Conseil des Canadiens. « Il est clair que notre gouvernement a cessé de négocier au nom de ses citoyens et est plutôt devenu le pantin des États-Unis dans leur stratégie sournoise visant à promouvoir leurs propres objectifs de libre-échange. »
« Paul Martin a déclaré que le premier objectif de son gouvernement sera d’établir des relations plus solides avec les É.-U. Dans l’intérêt de nos services publics, espérons que son désir d’obtenir l’approbation des Américains ne sera pas au détriment de son devoir de représenter le peuple canadien. »
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