AVIS AUX MÉDIAS
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
le 9 septembre 2003
L’OMC croule sous le poids de ses propres contradictions
Le Conseil des Canadiens envoie 15 représentants à Cancun
OTTAWA (ONTARIO) – Le ministre du Commerce international Pierre Pettigrew peut bien tenter de minimiser les attentes avant la tenue de la rencontre ministérielle de l’OMC à Cancun, mais les représentants des médias ainsi que les citoyens ne devraient pas être dupes : l’OMC est en sérieuses difficultés.
« La rencontre de Cancun n’est pas qu’un simple examen de mi-parcours des négociations de Doha », affirme Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens, qui sera à Cancun à titre de membre accréditée d’une ONG. « Des promesses ont été faites aux pays en voie de développement afin de les convaincre de signer la Déclaration de Doha et d’entreprendre un nouveau cycle. Ces promesses n’ont pas été tenues et par conséquent, d’importantes échéances ont été manquées ».
Le Conseil des Canadiens aura 15 représentants à Cancun pour la durée de la rencontre. Mme Barlow, Jean-Yves Lefort, chargé de campagne sur le commerce et Bill Moore-Kilgannon , directeur des campagnes et des communications, sont tous accrédités comme membres d’ONG et seront disponibles afin de rencontrer les représentants des médias après chaque session d’information du gouvernement canadien avec les ONG et les médias.
Sept membres du Conseil d’administration seront également présents pour commenter les négociations selon les différents enjeux qui seront abordés. Des chargés de campagne du Conseil apporteront également leur expertise sur certaines questions, telles que la biotechnologie, la santé et l’eau.
La réunion de Cancun offre une excellente opportunité d’informer les Canadiens sur la manière don’t les négociations de l’OMC les affecteront. Le gouvernement canadien tente d’imposer ses positions sur les pays en voie de développement et le ministre Pettigrew n’a pas caché qu’il tenterait d’utiliser son poste de président du comité sur le commerce et l’investissement pour lancer les négociations pour un nouvel Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). Le Conseil est également préoccupé par la déclaration préliminaire qui propose que tous les services publics soient mis sur la table des négociations dand le cadre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS).
L’entente de principe annoncée plus tôt cette semaine sur les Aspects des droits de propriété intellectuelle reliés au commerce (ADPIC) est profondément viciée et les compromis qui ont été acceptés la rendra inutile aux pays auxquels elle est supposée venir en aide. Le fait que l’industrie pharmaceutique applaudit l’entente devrait rendre les observateurs sceptiques quant à l’impact réel de cette entente sur la lutte contre le sida, la tuberculose et autres maladies qui ravagent les pays les plus pauvres.
« Pour que l’OMC fonctionne un jour, les besoins des pays en voie de développement devront être respectés ».
« Quant aux Canadiens, ils doivent maintenant, plus que jamais, surveiller de près ce qui se passe à l’OMC. Les questions débattues par le gouvernement canadien et les autres membres de l’OMC auront un impact majeur sur notre vie », conclut Mme Barlow.
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