Les services publics seront la cible des nouveaux débats sur le commerce international, de dire les critiques
(OTTAWA) - Selon les membres du Front commun contre l'OMC (FCCOMC), l'objectif des discussions débutant aujourd'hui à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) est d'entamer progressivement la privatisation de pratiquement tous les services publics, qu'il s'agisse de services d'eau, d'éducation, de santé, de culture ou d'environnement. Des ministres et fonctionnaires du commerce se réunissent aujourd'hui à l'OMC à Genève, pour entamer une nouvelle négociation de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS).
Des membres du FCCOMC - qui est une coalition représentant plus de 50 organisations nationales - ont écrit au ministre du Commerce, Pierre Pettigrew, pour lui faire connaître leurs inquiétudes sur la question. " La seule raisons d'être des présentes négociations portant sur l'AGCS, de dire Tony Clarke, vice-résident du Conseil des Canadiens, est d'ouvrir les services publics à la privatisation et à la concurrence internationale, et éliminer les contrôles existant actuellement, afin de s'assurer que ces services demeurent publics. Les sociétés privées à but lucratif recueilleront les profits; le public supportera les coûts. "
Les organisations membres du FCCOMC se joignent à plus de 500 organisations civiles partout dans le monde pour appuyer une déclaration internationale ayant pour thème " Stopper l'attaque contre l'AGCS ". Suivant de près des séances d'information sur l'AGCS organisées par le FCCOMC à Halifax, Toronto, Edmonton, Regina, Winnipeg, Vancouver et St. John's, ces organisations incitent vivement les Canadiens et les Canadiennes de tout le pays à contacter le ministre du Commerce, M. Pettigrew, le premier ministre, Jean Chrétien, ainsi que le député de leur localité pour faire connaître leur opposition.
" Cet accord risque d'aller encore plus loin que la ZLEA proposée. En fait, il fixerait la référence pour les négociations sur les services de la ZLEA, et de tout accord commercial subséquent, et rendrait possible la privatisation éventuelle de plus de 160 secteurs des services publics, a déclaré Jen Anthony, président adjoint de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants.
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