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le 16 novembre 2000
Un Tribunal de l'aléna Entendra la Plainte d'UPS de 230 Millions de Dollars — Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes et le Conseil des Canadiens demandent le droit de comparaître dans le différend opposant UPS au gouvernement canadien
(Ottawa) L'avenir des services postaux publics doit être décidé en public et non dans le monde secret de différends commerciaux internationaux ont déclaré le Conseil des Canadiens et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) aujourd'hui au cours d'une conférence de presse.
Afin d'assurer une certaine participation du public, le Conseil des Canadiens et le STTP ont déposé une requête dans laquelle ils demandent la qualité pour agir dans la poursuite engagée par UPS plus tôt cette année contre le gouvernement canadien aux termes de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).
« C'est une demande de dernier recours », affirme Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. « Le public et les travailleurs et travailleuses des postes n'ont pas d'autres choix s'ils veulent être entendus. Les pourparlers se font derrière des portes closes. Ce n'est qu'une fois la décision prise que la population canadienne est informée des résultats. »
« Si UPS obtient gain de cause, Postes Canada aura moins d'argent pour desservir les régions rurales coûteuses, » soutient Deborah Bourque, vice-présidente du STTP. « Et tout ce qui intéresse UPS, ce sont les régions urbaines lucratives. »
Des discussions préliminaires entre UPS et le gouvernement canadien devraient commencer dans les jours à venir. Le tribunal de l'ALÉNA sera présidé par M. Kenneth Keith, de la Nouvelle-Zélande. On s'attend à ce que, durant les négociations initiales, les parties tentent de déterminer si le Canada et UPS préfèrent s'entendre à l'amiable plutôt que de s'en remettre au tribunal.
« Le STTP soupçonne UPS de vouloir un règlement qui lui donnera accès au réseau de boites aux lettres publiques et de bureaux de poste de Postes Canada, ce qui lui permettrait d'augmenter sa part du marché urbain, ajoute Mme Bourque. Si le Canada opte pour un règlement à l'amiable, les Canadiens et Canadiennes auront une fois de plus été privés de leur participation à un important débat d'intérêt public concernant l'avenir de services nationaux au Canada », poursuit Mme Barlow.
En plus de la requête demandant le droit de comparution, le Conseil des Canadiens et le STTP lancent une campagne d'envoi de cartes postales dénonçant la poursuite d'UPS à l'aide du slogan : « UPS : bas les pattes ». La carte postale encourage les Canadiens et Canadiennes à dire à UPS que le service postal public est trop important pour le laisser détruire par une entreprise de messageries obsédée par les profits.
Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec :
*Steve Shrybman, avocat représentant le STTP et le Conseil des Canadiens sera présent à la conférence de presse.
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