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le 1 mai 2002
Loblaws est contre l'étiquetage obligatoire des OGM
Toronto - Les actionnaires de Loblaws, réunis pour leur assemblée annuelle aujourd'hui à Toronto, ont appris que l'entreprise nie aux consommatrices et consommateurs le droit de savoir ce qu'ils mangent. Loblaws est un des chefs de file au Canada pour faire échec à l'étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés (GM).
Greenpeace et le Conseil des Canadiens ont fait savoir à la plus importante chaîne alimentaire canadienne qu'elle est tenue responsable de ne pas informer sa clientèle du contenu des aliments vendus dans ses supermarchés.
« Loblaws prétend qu'il ne peut étiqueter les aliments parce qu'il n'y a pas de normes fédérales pour l'étiquetage des aliments GM », explique Nadège Adam, responsable du secteur biotechnologie pour le Conseil des Canadiens. « Ce que Loblaws cache à ses actionnaires est qu'il a participé activement à l'échec au projet de loi qui aurait permis d'établir ces normes fédérales.Loblaws doit cesser de prétendre qu'il respecte le droit de savoir ce que l'on mange parce personne n'est dupe ».
Le lobby des chaînes alimentaires et des entreprises de la biotechnologie a tué dans l'oeuf le projet de loi C-287 sur les produits contenant des OGM, présenté par le député libéral Charles Caccia, qui proposait un étiquetage similaire à celui en vigueur en Europe. Les députés des parties d'opposition et 34 libéraux ont voté en faveur. Le vote s'est soldé par 126 contre et 91 pour. Les entreprises se sont empressées de faire valoir leur projet d'étiquetage volontaire beaucoup plus permissif.
« Tout ce que nous voulons est que soit inscrit sur l'étiquette les mots : Contient des OGM. Ce n'est pas une demande excessive. Et, cela permettrait aux gens de savoir ce qu'ils mangent. Si Loblaws croit que les OGM sont sans danger alors pourquoi tenter de les cacher ? », explique Holly Penfound, coordinatrice de la campagne OGM pour Greenpeace. Loblaws n'est pas victime des choix politiques du gouvernement Chrétien. Au contraire, c'est lui qui met des bâtons dans les roues.
Greenpeace et le Conseil des Canadiens mènent dans tout le pays une campagne de mobilisation contre Loblaws. Ils vont augmenter la pression jusqu'à ce que Loblaws cesse de faire obstacle à l'étiquetage obligatoire des OGM parce que les Canadiennes et Canadiens ont le droit de savoir ce qu'ils mangent.
Loblaws détient plusieurs chaînes dont Provigo et Maxi (au Québec), Atlantic Superstore (dans les Maritimes) et Real Canadian Superstore (dans l'Ouest).
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