Le 21 avril 2008, le premier ministre Stephen Harper se rendra à la Nouvelle- Orléans pour participer au quatrième sommet annuel des chefs d’État nord-américains et discuter de l’avancement du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) avec ses vis-à-vis américain et mexicain. Cela fait quatre ans que le Partenariat a été mis de l’avant et à l’exception d’un groupe sélect de chefs d’entreprise, personne n’a demandé à aucun Canadien ce qu’il pensait du PSP—jusqu’à maintenant.
Le partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP)
Michèle Asselin, Fédération des femmes du Québec / RQIC. Forum public la veille du troisième sommet annuel du Partenariat pour la sécurité et la prospérité. Le 19 août 2007
Serge Cardin, Porte-parole du Bloc Québécois en matière de Commerce international. Forum public la veille du troisième sommet annuel du Partenariat pour la sécurité et la prospérité. Le 19 août 2007.
Le 18 août dernier, des syndicats représentant les travailleurs et les travailleuses de l’énergie du Canada, du Mexique et des États-Unis ainsi que des représentants de réseaux et mouvements sociaux des trois pays se sont réunis à Montréal pour discuter des alternatives à la politique énergétique du soi-disant Partenariat pour la sécurité et la prospérité. Voici la déclaration finale de la réunion.
Forum public la veille du troisième sommet annuel du
Partenariat pour la sécurité et la prospérité
Les 20 et 21 août, le premier ministre Stephen Harper rencontrera à huis clos le président américain George Bush et le président mexicain Felipe Calderón pour discuter du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP). Le PSP est un plan afin d’accélérer l’intégration économique de nos trois pays en convenant de mesures de sécurité communes comme celles du département de la Sécurité intérieure des États-Unis à l’échelle du continent. Nos leaders seront rejoints par 30 PDG qui bénéficient d’un accès exclusif au PSP.
Vous avez été tenu complètement à l’écart de la discussion, vous, tous ceux que vous connaissez et aussi un grand nombre de nos politiciens.
Venez entendre ce que des citoyens et des politiciens progressistes du Canada, du Mexique et des États-Unis ont à dire sur le PSP et « l’intégration profonde » de l’Amérique du Nord.
Quand : dimanche 19 août et non pas le lundi 19 août, 16 h, ADMISSION GRATUITE
Où : Pavillon Marion Hall, 140 Louis Pasteur, Université d’Ottawa
Conférenciers ayant confirmé leur présence :
Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens
Gustavo Iruegas, secrétaire des Affaires étrangères, Gouvernement légitime du Mexique
Bonnie Brown, critique en matière de santé, Parti libéral du Canada
Serge Cardin, critique en matière de commerce international, Bloc Québécois
Michèle Asselin, Fédération des femmes du Québec
Michael Byers, auteur, Intent for a Nation: What is Canada for?
Elizabeth May, chef, Parti vert du CanadaPeter Julian, critique en matière de commerce international, NPD
Organisé par : Conseil des Canadiens • Congrès du travail du Canada • Syndicat canadien des employés de la fonction publique • Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier • Centre canadien de politiques alternatives • Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes • Common Frontiers – Canada • Réseau québécois sur l’intégration continentale
En mars 2005, à la suite des pressions intenses exercées par les corporations les plus riches de l’Amérique du Nord, les chefs d’état du
Canada, du Mexique et des États-Unis se sont réunis à Waco, Texas, pour convenir du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la
prospérité. Le PSP était une promesse d’accélérer le plan d’action des entreprises pour l’intégration économique continentale en le liant
aux exigences du gouvernement des États-Unis concernant l’établissement d’un périmètre de sécurité commun de l’Amérique du Nord.
Dans le monde de l’après 11 septembre 2001 où, pour l’administration Bush, « la sécurité a préséance sur le commerce », les
gouvernements du Canada et des États-Unis ont accepté d’intégrer entièrement leurs systèmes de sécurité avec celui des États-Unis en
retour de vagues assurances d’accès aux marchés pour leurs plus grandes corporations.
Depuis, sans participation du public et presque à l’insu de tous, les trois gouvernements de l’Amérique du Nord ont bougé rapidement en
vue d’établir un pacte continental des ressources, un périmètre de sécurité de l’Amérique du Nord et des politiques agricoles,
environnementales, de santé et de sécurité communes. Des groupes de travail formés de représentants des gouvernements et des chefs
de file d’entreprise sont en traint de mettre discrètement ce partenariat en action et, jusqu’ici, seulement les « intéressés » de l’industrie ont
été consultés. La prochaine rencontre des leaders du PSP est censée avoir lieu quelque part au Canada en août prochain.
l’Integration Barbare…Remise en cause du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité est un mouvement de
citoyens qui se réunissent pour discuter de ce pacte de sécurité des entreprises et des gouvernements et pour offrir d’autres visions de la
place du Canada à l’intérieur de l’Amérique du Nord.